Une fissure suivant les joints d'une maçonnerie et formant un dessin en « escalier » attire généralement l'attention.
Ce type de fissuration peut effectivement être associé à des mouvements du bâtiment, mais son aspect seul ne permet pas de déterminer son origine ni sa gravité.
Pourquoi la fissure suit-elle les joints ?
Dans une maçonnerie, les joints constituent des zones dont les caractéristiques diffèrent de celles des briques ou blocs.
Lorsqu'une maçonnerie est sollicitée ou déformée, la fissuration peut naturellement emprunter ces zones et former un tracé en escalier.
Que peut-elle indiquer ?
Selon sa localisation et sa configuration, une telle fissuration peut être compatible avec différents phénomènes :
- mouvement différentiel des fondations
- déformation d'une partie du bâtiment
- mouvement entre deux parties construites différemment
- sollicitations autour d'une baie
- comportement de la maçonnerie
- autres phénomènes structurels
Il serait donc incorrect d'attribuer automatiquement une fissure en escalier à un tassement de fondation.
Quels éléments faut-il observer ?
Son ouverture est évidemment intéressante, mais elle n'est pas le seul critère.
Il faut également observer sa localisation, son orientation générale, sa continuité, les autres fissures du bâtiment et son évolution dans le temps.
Une fissure récente et évolutive n'apporte pas les mêmes informations qu'une fissure ancienne et stable.
Quand demander un avis ?
Une fissuration qui apparaît récemment, évolue rapidement, traverse plusieurs éléments ou s'accompagne d'autres signes de mouvement mérite une attention particulière.
Dans tous les cas, le diagnostic doit porter sur le bâtiment dans son ensemble.
La forme d'une fissure apporte des indices. Elle ne constitue jamais, à elle seule, un diagnostic.